L’activité physique recouvre toute action motrice qui engendre une dépense énergétique. Le sport est une modalité particulière d’activité physique.
On peut définir un continuum de pratiques de l’enfant qui inclut l’activité physique habituelle (trajet domicile-école à pied, par exemple), les jeux et sports non organisés (temps libre, récréations), l’éducation physique et sportive et le sport extrascolaire. Pour la très grande majorité des enfants, le sport consiste simplement en une ou deux sessions hebdomadaires. Le sport de haut niveau et donc l’entraînement intensif précoce, dont les effets sur la santé peuvent être discutés, ne concerne qu’une infime minorité des enfants.

 

Promouvoir l’activité physique chez l’enfant est un enjeu de santé publique face à l’augmentation des comportements sédentaires, souvent associés à une prise alimentaire inadaptée. Par ses effets sur les habiletés motrices, sur la condition physique, sur l’intégration sociale, l’activité physique contribue à la santé physique, mentale et sociale et au final, au développement harmonieux de l’enfant. L’activité physique doit surtout être source de plaisir pour l’enfant qui s’y engage. Ce dernier point est crucial car il peut déterminer les conditions d’un comportement actif ou d’un rejet de l’activité physique si l’expérience de l’enfant a été négative.

 

La littérature scientifique montre que les actions qui combinent des modifications environnementales et des actions humaines sont certainement les plus efficaces en termes de promotion de l’activité physique de l’enfant.

 
Nous conduisons ainsi des travaux de recherche qui visent, par des aménagements simples et ludiques des cours de récréation, à permettre à tous les enfants de s’engager dans un type d’activité physique en fonction de leurs préférences (jeu ou sport).

 

Être physiquement actif et avoir une pratique sportive recouvrent des modalités de pratiques différentes, qui ne sont pas exclusives mais complémentaires. Elles se situent en des temps, en des lieux et engagent des acteurs différents. C’est par des actions globales sur l’environnement de l’enfant que l’on pourra lutter contre l’augmentation de la prévalence des comportements sédentaires. Le rôle de l’environnement familial, et notamment celui des parents, est également déterminant pour que les enfants aient une activité physique régulière.

Pr. Serge BERTHOIN
Faculté des Sciences du Sport et de l’Education Physique Université de Lille 2