Fruit and Vegetable intake in relation to risk of ischemic stroke
Joshipura, K.J. et al. JAMA 1999 OCT 6; 282(13): 1233-9

 

De nombreux articles soulignent le rôle protecteur des micronutriments des fruits et légumes (fibres, potassium, antioxydants…) et leur intérêt dans la prévention des maladies ischémiques cardio-vasculaires. Toutefois, à ce jour, peu d’études ont clairement démontré la relation entre le niveau de consommation de fruits et légumes et le risque de maladie cardio-vasculaire.

D’où l’intérêt des résultats de cette analyse, issus des données de deux études prospectives incluant d’une part 75 596 femmes âgées de 34 à 49 ans suivies de 1980 à 1994 et d’autre part 38 683 hommes âgés de 40 à 75 ans suivis pendant 8 ans (1986 - 1994).

Aucun des sujets inclus dans l’étude n’était atteint de maladie cardio-vasculaire, de cancer ni de diabète. L’enquête alimentaire comportait 116 items et permettait d’analyser la fréquence journalière de consommation de fruits et légumes.

Au total, 366 femmes et 264 hommes ont été victimes, au cours de l’étude, d’un accident ischémique myocardique.

De façon générale, l’analyse montre que les gros consommateurs de fruits et légumes (5,8 portions pour les femmes, 5,1 portions pour les hommes) voient diminuer de manière significative le risque d’accident ischémique. Une augmentation d’une portion par jour de fruits et légumes est corrélée à une réduction de 6 % du risque d’accident coronarien.

Les crucifères (brocolis, choux verts, choux-fleurs, choux de Bruxelles), les légumes verts, les agrumes (fruits et jus), les fruits et légumes riches en vitamine C, contribuent le plus à l’effet protecteur cardio-vasculaire.

Même si les résultats de cette analyse permettent de recommander la consommation de 5 portions journalières de fruits et légumes, il convient de souligner qu’ils révèlent aussi que les plus gros consom-mateurs de fruits et légumes ont globalement un mode de vie plus sain comme en attestent, par rapport à la population générale, leur plus faible pourcentage de fumeurs et leur plus haut niveau d’activité physique.

 

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Perte de poids : qui suit les recommandations ?

Prevalence of attempting weight loss on strategies for controlling weight. Serdula MK. et al. JAMA 1999 OCT 13 ; 282(14) : 1353-8.

 

Aux Etats-Unis, lesurpoids (IMC>25) et l’obésité(IMC>30) ne cessent d’augmenter, malgré l’accroissement parallèle des dépenses engagées pour perdre du poids. Cette enquête de 1996 a permis d’interroger 107 804 adultes de plus de 18 ans sur la perception de leur poids et leur stratégie pour le contrôler.

Plus de 2/3 des adultes essaient de perdre du poids ou de ne pas en prendre. Un tiers des femmes ont un poids normal mais cherchent néanmoins à maigrir, et parmi elles 82 % se fixent comme but un IMC normal contre seulement 36 % des hommes. Parmi les femmes cherchant à maintenir leur poids, 87 % se fixent comme but un IMC normal contre seulement 52 % des hommes : ces derniers ont donc une perception beaucoup moins “stricte” de l’obésité et du poids “idéal”.

Les stratégies pour perdre du poids varient selon le sexe, l’âge, la catégorie socioprofessionnelle et le degré de surpoids. Les recommandations préconisant d’associer augmentation de l’activité physique et diminution de l’apport calorique sont mises en pratique par seulement 21,5 % des hommes et 19,4 % des femmes.

La pratique d’une activité physique en vue de perdre du poids diminue avec l’âge et l’IMC et augmente avec le niveau d’éducation. En matière de stratégie nutritionnelle, 40 % des femmes se contentent de diminuer leurs apports en lipides (sans diminuer l’apport calorique total), ce qui peut aboutir à une augmentation des apports caloriques si la consommation de produits pauvres en lipides n’est pas limitée. On voit donc que les recommandations ne sont que peu suivies par les sujets concernés et parfois suivies à tort par des sujets non concernés : l’éducation nutritionnelle a encore de beaux jours devant elle…

 

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