Child overweight in France and its relationship with physical activity, sedentary behaviour and socioeconomic status.
Lioret S. et al, European Journal of Clinical Nutrition 2007 ; 61 : 509-516

 

Le surpoids et l’obésité infantiles sont de plus en plus fréquents dans les pays développés : en France, la prévalence de l’obésité infantile a ainsi plus que doublé en vingt ans. Cette augmentation spectaculaire suggère le rôle de facteurs environnementaux, parmi lesquels l’activité physique, et celui du niveau socio-économique.

 

Cette étude française, issue de l’étude INCA, avait pour but d’estimer la prévalence du surpoids (obésité inclue) chez les enfants français âgés de 3 à 14 ans, et de rechercher le rôle de l’activité physique et/ou de la sédentarité dans l’association entre niveau socio-économique et surpoids.

 

Entre août 1998 et juin 1999, 1018 enfants âgés de 3 à 14 ans, constituant un échantillon représentatif de la population française du même âge, renseignèrent avec leurs parents des questionnaires concernant poids, taille, niveau socio-économique, activité physique et comportements sédentaires (temps passé devant la télévision ou un jeu vidéo). Les résultats furent analysés en fonction des apports alimentaires, estimés par un relevé sur 7 jours.

 

La prévalence du surpoids était de 15,2 %, dont 3,5 % d’enfants obèses. Le surpoids était moins fréquent chez les enfants de niveau socio-économique élevé, mais seulement à partir de 6ans.

 

Il n’a pas été constaté d’association inverse entre le niveau d’activité physique et celui des comportements sédentaires. Ce dernier était plus élevé chez les enfants de bas niveau socio-économique.
En analyse multivariée, le sur-poids n’était corrélé à un bas niveau d’activité physique que chez les enfants de 3 à 5 ans ; alors qu’il était nettement associé à un haut niveau de comportements sédentaires, chez les enfants de 6 à 14 ans.

 

Cette étude portant sur un très large échantillon d’enfants, d’âges très variés, montre donc que les comportements sédentaires sont bien associés au sur-poids infantile en France. En revanche, le niveau des comportements sédentaires et celui des activités physiques semblent se déterminer indépendamment.