Association of dietary intake of fat and fatty acids with risk of breast cancer. M.D. Holmes et al. JAMA, 1999, 281, 914-920.

 

L’hypothèse de la responsabilité des acides gras et des lipides dans le développement du cancer du sein a été étudiée dans la cohorte des Nurses’Health Study sur 88 795 femmes suivies pendant 14 ans.

Contrairement aux hypothèses dominantes, les auteurs n’ont pas observé d’accroissement du risque du cancer du sein avec l’augmentation des apports en graisses animales, graisses polyinsaturées, saturées ou acides gras trans, par rapport au groupe où ces graisses avaient été remplacées par des hydrates de carbone.

De la même façon, ils n’ont pas trouvé d’évidente diminution du risque de cancer du sein avec l’augmentation de la consommation des légumes et des acides gras monoinsaturés.

 

Par contre, ce risque semble croître avec la consommation d’acides gras n-3 venant des poissons !

 

Les auteurs suggèrent de mettre moins l’accent sur la responsabilité des graisses dans l’incidence du cancer du sein, quelle que soit leur nature, mais d’insister plus sur le risque cardiovasculaire induit par les graisses même si elles n’en sont pas le seul facteur.