Changes in energy content of lunchtime purchases from fast food restaurants after introduction of calorie labelling : cross sectional customer surveys.

Dumanovsky T et al. BMJ 2011 ; 343 : d4464

 

A New York, la réglementation impose aux chaînes de “fast-food” d’afficher la valeur calorique de tous les plats, alors que cet étiquetage n’est pas obligatoire en France ni en Europe.

 
Cela a-t-il changé les habitudes de consommation des Américains ?

 

Des chercheurs ont étudié un échantillon de 168 restaurants de 11 chaînes de “fast-food” et interrogé 7309 adultes en 2007 et 8489 en 2009, avant et après l’affichage des valeurs caloriques des produits.

 
Globalement, le nombre de calories en moyenne n’a presque pas changé (846 kilo-calories en 2007 contre 828 en 2009), même si une diminution modeste est observée dans un modèle de régression ajusté pour la chaîne de restaurant, le niveau social du lieu où il était situé, le sexe des consommateurs, le type de repas et le coût ajusté de l’inflation (847 vs 827 kcal, p=0.01).

 
Néanmoins, trois chaînes de restauration (42% des consommateurs de l’enquête) ont montré une réduction significative de la teneur calorique des repas de leurs clients (McDonald’s : 829 vs785 kcal, p=0.02, Au Bon Pain : 555 vs475, p<0.001, KFC : 927 vs 868kcal, p<0.01) alors que le contenu énergétique moyen avait augmenté chez Subway (749 vs 882 kcal, p<0.01).

 
En 2009, seuls15% des clients utilisaient ces informations pour composer leur menu et consommaient alors environ 106 kilocalories de moins (soit 757kcal).

 
En général, ces personnes étaient déjà sensibles aux problèmes de nutrition et motivées pour diminuer leur apport calorique.

 
Même si globalement, le nombre de calories n’a pas diminué depuis cette législation, il semble que les chaînes de fast-food les plus importantes aient observé une réduction significative du contenu calorique des repas, une personne sur six semblant utiliser ces données pour manger moins.

 
Face à ce bilan mitigé, la vraie solution ne serait-elle pas d’envisager des actions plus concrètes en réduisant à la fois l’apport calorique et la taille des portions ?