A cette question, l’enquête Eurostat “chiffres clés sur la santé 2000” (Communauté européenne www.europa.eu.int) apporte des réponses contrastées :

 

Certaines tendances générales se dégagent :

L’alimentation occupe une place de moins en moins importante dans le budget des ménages européens. Depuis 1960, la part consacrée à l’alimentation a chuté de la moitié au quart de ce budget. L’augmentation de la consommation hors foyer a gagné tous les pays d’Europe, qui voient également diminuer celle des plats traditionnels élaborés à partir de produits crus. Partout en Europe, la consommation alimentaire rythmée et dictée par les saisons tend à disparaître au profit de produits nouveaux et exotiques.

 

 

Mais les particularismes persistent :
- Les pratiques alimentaires du nord ne sont toujours pas adoptées par les pays du sud. Bien que le régime méditerranéen ait subi quelques aménagements au fil du temps (l’Espagne a augmenté de 251% sa consommation de viande entre 1960 et 1990), les apports faibles en lipides et élevés en fruits et légumes en sont encore les principales caractéristiques.

- Avec 42% de lipides dans la ration énergétique totale journalière pour une moyenne de 39% en Europe, le Danemark et l’Autriche sont les plus gros consommateurs de gras alors que l’Irlande et le Portugal respectent les valeurs recommandées (30 à 33%).

- Le poids moyen des européennes est de 64,6 kg : les plus lourdes sont les Néerlandaises (68,3 kg) et les Grecques (67 kg); les plus légères, les Françaises et les Italiennes (61 kg).

- Un européen sur 5 déclare avoir suivi un régime au cours des 12 derniers mois (soit 1 femme sur 4 et 1 homme sur 10). Entre 25 et 34 ans, les femmes sont les plus nombreuses à se soumettre à un régime ; les hommes attendent 55/64 ans. La Grèce compte le plus de femmes au régime (36,7%) et la Suède, le moins (17,7%).

- En matière d’activité physique, l’Europe du Nord bouge plus que celle du Sud : 10% seulement des Finlandais déclare ne pratiquer aucune activité contre 60% des Portugais.