Saksvig B.I et al. Arch Pediatr Adolesc Med 2007; 161:153-158.

 

Devant la progression de l’obésité, le Programme de Santé 2010 aux USA recommande un minimumde 60min/jour d’activité physique “modérée à vigoureuse”.

 
En effet, selon la “National Household Travel Survey”, en 2001, moins de 15% des enfants âgés de 5 à 15 ans allaient à l’école à pied et 1% en vélo, alors qu’en 1968, 48% des élèves allaient à l’école à pied ou en vélo. Ce déclin d’activité physique est particulièrement observé chez les filles.

 

Cette étude a analysé 1596 filles de 12 ans dont 47 % de race blanche, 23 % Afro-Américaine, 15 % Hispaniques, et 15 % d’autres groupes ethniques.
Quatorze pour cent vont à l’école à pied et 18 % en reviennent de même. Moins de 1 % font les trajets en vélo. Les filles qui marchent sont les Hispaniques (32%) puis les Afro-Américaines (29 %) et les Blanches (seulement 23 %). Bien sûr, ce sont celles qui font les trajets à pied entre une et trois fois par semaine qui ont l’activité physique totale la plus importante.

 

Il n’a pas été trouvé dans cette étude de différence significative entre l’index de masse corporelle des filles qui allaient à l’école à pied et celui des autres. La dépense énergétique supplémentaire liée aux trajets à pied n’était que de 46 Kcal/jour. Chez l’adulte, elle suffit seulement à stopper la croissance de l’obésité, sans pour autant la réduire. Chez l’enfant, cela n’est pas encore prouvé.

 

Certes marcher constitue un levier indispensable dans la lutte contre l’obésité, mais si cela reste une conduite nécessaire, elle n’est pas suffisante et les apports alimentaires se situent toujours au cœur du débat.