Reducing children’s television viewing to prevent obesity.
Robinson t.n. jama 1999; 282 : 1561 - 1567

 

La responsabilité de la télévision dans l’obésité infantile est controversée.

Cet essai contrôlé randomisé a eu pour but d’évaluer l’impact de la réduction du temps passé devant la télévision et les jeux vidéos sur l’adiposité ainsi que sur les modifications de l’activité physique et des prises alimentaires.

 

Pour cette étude qui a duré 7 mois, on a sélectionné 106 enfants issus de classes élémentaires (âge moyen 9 ans) dans le groupe intervention et 100 enfants dans le groupe témoin. Pendant les 2 mois précédents, enfants et parents du groupe intervention avaient suivi un programme d’éducation visant à leur faire ” consommer ” télévision et vidéo de manière intelligente, permettant à chacun de s’allouer un ” budget - temps télévisuel “. Afin de pourvoir mesurer très spécifiquement le rôle de la télévision et de la vidéo, aucun conseil n’avait été donné pour promouvoir un mode de vie moins sédentaire ou une meilleure hygiène alimentaire.

 

Dans le groupe intervention qui a réduit significativement son temps passé devant la télévision, la diminution de l’indice de masse corporelle (rapport du pli tricipital cutané) et d’indices anthropométriques ( tour de taille, tour de hanche, rapport taille/hanche) était statistiquement significative quels que soient l’âge, le sexe, l’ethnie, le milieu socio-culturel.

Elle était plus marquée chez les enfants dont le degré d’adiposité était moyen ou important. Le nombre de repas pris devant la télévision était moins important dans le groupe intervention mais on ne notait aucune différence entre les deux groupes sur la teneur en graisses des repas. Il n’y a pas eu de modification significative de l’activité physique dans le groupe intervention .

 

Apprendre à mieux utiliser télévision et vidéo plutôt que de les interdire pourrait donc constituer, avec ” mieux manger ” et ” bouger plus “, une approche optimale pour prévenir l’obésité chez l’enfant.