Golay A, Allaz AF, Morel Y et al.
Similar weight loss with low or high carbohydrate diets.
Am J Clin Nutr 1996 ; 63 : 174-178.

 

 

Une part de l’obésité serait liée à un défaut d’oxydation des graisses. Il était donc logique de comparer les effets d’un régime hypocalorique sévère (1 000 Kcal/j) contenant soit 53% de lipides (59 g/j) (régime riche en lipides donc pauvres en glucides), soit 26% (32 g/j) (régime pauvre en lipides donc riches en glucides) sur l’amaigrissement de sujets obèses… Et il était logique d’en attendre le résultat suivant : que le régime pauvre en graisses induit un amaigrissement plus rapide, avec une perte de plus de tissu adipeux que le régime riche en lipides.

 

Les auteurs ont donc étudié 43 adultes obèses (femmes : 79% ; âge moyen : 43 ans) traités par l’un ou l’autre régime pendant 6 semaines. Dans chaque groupe, le régime était associé à un programme d’exercice physique et à une thérapie comportementale. La perte de poids fut de 7,5 et 8,3 kg dans l’un et l’autre groupe (NS). La perte de masse grasse fut de même similaire dans les 2 groupes (environ 17 %). Il n’y eut pas de différence de perte azotée (ni plus que de perte de masse maigre). Dans les 2 groupes, la glycémie à jeun , le cholestérol, le Cholestérol HDL et les triglycérides baissèrent significativement en 6 semaines, de façon similaire.

 

En conclusion, un régime très pauvre en lipides ne fait pas maigrir plus ni plus vite, et n’induit pas une perte de masse grasse plus grande qu’un régime moins appauvri en matières grasses. Mais il convient de noter qu’ici sont comparés 2 régimes très hypocaloriques : le poids du gras n’y est qu’accessoire. En revanche, il existe de nombreux arguments pour penser qu’à long terme (plusieurs mois ou années), un régime hypocalorique induit une plus grande perte de masse grasse (de tissu adipeux), lorsque sa teneur en matières grasses est réduite.