Treatment of pediatric obesity : a systematic review and meta-analysis of randomized trials.

Mc Goven L. et al.; J Clin Endocrinol Metab 2008; 93:4600-4605.

 

Dans le but d’uniformiser les pratiques et de rédiger des recommandations pour la prise en charge de l’obésité de l’enfant, l’Endocrine Society a réalisé une revue systématique avec une méta-analyse des études randomisées publiées en 2006, évaluant la prise en charge thérapeutique de l’obésité pédiatrique (diététique, activité physique, médicaments). Toutes les études concernaient des enfants en surcharge pondérale âgés de 2 à 18 ans. Soixante-seize études ont été inclues dont 61 pour la méta-analyse. L’effet le plus positif sur la perte de poids a été retrouvé pour la Sibutramine (17 études) avec une diminution de l’IMCde 2,4 kg/(m)² (intervalle de confiance=1,8-3,1 kg/(m)²) au bout de 6 mois mais avec des effets cardiovasculaires (augmentation de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque) ayant entraîné son retrait récent du marché. Pour les autres médicaments, Orlistat et Metformine, l’effet sur la perte de poids était plus faible. Concernant les études d’intervention, un effet bénéfique a été mis en évidence uniquement pour les études ciblant la promotion de l’activité physique avec un effet net uniquement sur l’adiposité (-0,52 ; intervalle de confiance=-0,73 à -0,30). Les études ciblant uniquement les messages diététiques n’avaient quant à elles pas d’effet bénéfique (-0,22 ; intervalle de confiance=-0,56 à 0,11). Enfin pour les études d’intervention couplant messages diététiques et de promotion de l’activité physique, l’effet était net principalement pour celles ciblant les parents (-0,64 ; intervalle de confiance=-0,88 à -0,39).

 

Ces résultats suggèrent qu’il existe des moyens à court terme pour améliorer une surcharge pondérale grâce à l’utilisation de certains médicaments et en complément de la prise en charge classique (diététique, activité physique). Les études d’intervention doivent quant à elles cibler les parents, ce qui confirme l’idée que la prise en charge d’une surcharge pondérale passe avant tout un changement de mode de vie que seuls les parents peuvent mettre en place.