” A double-blind crossover study in moderately hypercholestérolémic men that compared the effect of aged garlic extract and placebo administration on blood lipids”
Steiner et al, Am J. Clin Nutr. 1996; 64-886-70

 

 

L’hypercholestérolémie modérée est sans aucun doute un facteur de risque coronarien. Certes on peut la traiter, à coût élevé, par les inhibiteurs de l’HMG CoA réductase (statines) ou tenter d’autres voies.

C’est ce que les auteurs de la présente étude ont fait en testant les effets d’un extrait d’ail mûr dans une étude en double insu contre placebo, avec séquence aléatoire. Sur la base d’un cholestérol total de 2,20 à 2,90 g/l, 41 hommes ‰gés de 32 à 68 ans suivirent un régime hypocholestérolémiant et reçurent par tirage au sort soit 7,2 g/j d’extrait d’ail mûr soit le placebo (cellulose). Après 6 mois les traitements furent permutés entre les 2 groupes et administrés pendant 4 mois supplémentaires.

Le cholestérol total, le HDL-cholestérol, le LDL-cholestérol calculé, la pression artérielle furent mesurés tous les mois.

Sous extrait d’ail (pris en première ou en seconde période), le cholestérol total a diminué de 7%. Il est passé de 2,52 g/l à 2,34 g/l (P<0,001). Le cholestérol-LDL a diminué de 5% (P<0,03), tandis que le HDL restait inchangé.

La pression artérielle systolique est passée de 134 à 126 mm Hg et la diastolique de 84 à 80 mm Hg (P<0,005).

Cette étude confirme les études antérieures. Si l’on fait la moyenne des 12 études publiées, on arrive à une réduction moyenne du cholestérol total de 7 à 11%, et du cholestérol-LDL de 5 à 8%. Il s’agit donc, comme les fibres alimentaires solubles, d’un traitement efficace des hypercholestérolémies athérogènes modérées. Argument supplémentaire : avec ce type d’extrait, vos malades n’ont rien à craindre pour leur haleine !