An obesity-associated FTO gene variant and increased energy intake in children.
Cecil J.E et al. N Engl J Med 2008 ; 359 : 2558-66

 

Le gène FTO (FaT mass and Obesity-associated) a été impliqué récemment dans l’obésité humaine en raison de son association avec une augmentation de l’indice de masse corporelle (IMC) dans plusieurs études de génomes. FTO est exprimé dans le noyau arqué hypothalamique, région connue pour son rôle-clé dans la prise alimentaire. Cependant, le rôle exact de la protéine codée par ce gène reste inconnu à ce jour. Le but de cette étude était de rechercher dans une cohorte de 2 726 enfants écossais âgés de 4 à 10 ans, une relation entre le variant rs9939609 de FTO et l’obésité, le comportement alimentaire et la dépense énergétique.

 

Dans cette population, la fréquence du variant était de 14 % à l’état homozygote et de 49 % à l’état hétérozygote, identique aux fréquences décrites dans d’autres populations. Sa présence était associée à un poids et un IMC significativement plus élevés par comparaison aux enfants non porteurs du variant (poids : 28,07 ± 0,27 kg vs 26,99 ± 0,17 kg, p=0,003 ; IMC: 17,58 ± 0,12 kg/(m)2 vs 17,09 ± 0,07 kg/(m)2, p=0,003). Le variant était aussi associé à une masse grasse plus élevée (8,04 ± 0,43 kg vs 6,26 ± 0,55 kg ; p=0,01) sans différence significative pour la masse maigre (19,50 ± 0,39 kg vs 19,88 ± 0,30 kg, NS) après ajustement. Les dépenses énergétiques totale et de repos des enfants porteurs du variant n’étaient pas significativement différentes de celles attendues pour l’âge et le poids. En revanche, les apports énergétiques étaient significativement plus importants chez les enfants porteurs du variant (p=0,006), et ce indépendamment du poids.

 

Ces résultats suggèrent que les enfants porteurs du variant de FTO possèderaient une prédisposition génétique au surpoids par le biais d’une augmentation de la prise alimentaire et non pas d’une baisse de la dépense énergétique. Cette étude confirme le rôle prédisposant de certains facteurs génétiques dans le développement de l’obésité, parallèlement au rôle de l’environnement.