Stress-induced cytokine responses and central adiposity in young women Brydon L at al, International Journal of Obesity 2008 ; 32, 443–450

 

Parmi les facteurs associés à l’épidémie d’obésité, le stress semble jouer un rôle : les personnes sensibles au stress développent plus fréquemment une obésité, notamment abdominale.

 

Le stress stimule la production de cortisol et celle de catécholamines, qui devient anormale chez les personnes atteintes d’obésité abdominale. D’autres médiateurs sont probablement impliqués, comme la leptine, l’IL-1Ra ou l’IL-6, toutes cytokines dont les taux sériques se révèlent élevés chez les obèses.

 

Soixante-sept femmes en bonne santé, âgées de 18 à 25 ans, ont été étudiées avant, pendant, et 45 minutes après l’exécution de deux tâches stressantes. Les patientes furent pesées et mesurées, et le pouls et la tension artérielle monitorés tout au long de l’étude ; le stress fut mesuré par une échelle quantitative ; le cortisol fut dosé dans la salive, et les cytokines dans le sang. L’IL-6 et la leptine augmentèrent, avec un taux maximal à 45 minutes post-tâches.

 

En revanche, l’IL-1Ra ne s’éleva pas en moyenne, mais les valeurs étaient très dispersées. L’augmentation du cortisol salivaire fut modeste et brève. Il existait bien une corrélation positive entre la circonférence abdominale et l’augmentation des taux de leptine et d’IL-1Ra : les femmes ayant une forte augmentation des cytokines avaient une obésité abdominale prononcée.

 

Pour autant, cette étude étant transversale, elle ne peut déterminer si l’élévation des cytokines lors d’un stress est la conséquence ou une des causes de l’obésité. Seule des études longitudinales pourront préciser ce point.