Lauréate appel d’offres 2011 Institut Danone en collaboration avec la Fondation pour la Recherche Médicale.

 

 

Etat de la question. Un environnement précoce hyperleptinémique, lié à un régime maternel hyperlipidique, est considéré comme un facteur prédisposant à l’obésité chez l’homme et les rongeurs. Des études menées chez le rongeur ont ainsi permis d’établir qu’un tel régime pouvait modifier durablement l’organisation des réseaux neuronaux hypothalamiques impliqués par la suite dans le contrôle de l’homéostasie énergétique.

 

Hypothèses de travail. Le concept d’empreinte métabolique propose donc que l’alimentation maternelle influencerait la mise en place des circuits hypothalamiques contrôlant la balance énergétique au cours du développement pré‐ et/ou postnatal. Nous faisons ici l’hypothèse que les micro‐ARN, une classe fondamentale de régulateurs de l’expression génique notamment au cours du développement neuronal, contribuent à l’établissement des réseaux neuronaux du contrôle de la balance énergétique.

 

 

Objectifs. Ce projet de recherche vise à identifier et caractériser les mi‐ARN associés à l’empreinte laissée par une alimentation maternelle hyperlipidique pendant la gestation et la lactation dans les populations neuronales contrôlant la prise alimentaire et les dépenses d’énergie chez le rat.

 

 

Méthodes. Nous produirons des portées de rats Wistar adultes mâles et femelles dont la vie foetale et néonatale se sera déroulée sous régime contrôle ou hyperlipidique. Les animaux seront sevrés au régime contrôle et euthanasiés à différents âges pendant et après la période de maturation des réseaux neuronaux du contrôle de la prise alimentaire (entre les 4e et 90e jours post‐nataux). Les cerveaux seront prélevés et les structures hypothalamiques d’intérêt (noyau arqué, noyau paraventriculaire et aire hypothalamique latérale) microdisséquées. Les profils d’expression des micro‐ARN caractérisés seront ensuite comparés en fonction du régime maternel, du sexe et du noyau hypothalamique. La localisation cellulaire des micro‐ARN dont les niveaux d’expression varieront le plus sera réalisée par hybridation in situ fluorescente (FISH) sur coupe d’hypothalamus.

 

 

Résultats attendus. Ces travaux permettront : 1/ de définir des atlas de profils d’expression cellulaires des micro‐ARN dans les noyaux de l’hypothalamus contrôlant la prise alimentaire et la dépense énergétique, 2/ de tester l’influence du régime maternel sur l’expression de ces micro‐ARN, 3/ d’obtenir une banque de données préliminaires des gènes dont l’expression est susceptible d’être modulée par ces micro‐ARN.